Valobat maintient le cap

Malgré la refonte engagée de la filière REP PMCB, Valobat va poursuivre le développement de son réseau de points de collecte et la reprise des déchets de chantiers de rénovation et de démolition.

Actuellement, les volumes de déchets triés et traités par Valobat ont été presque multipliés par quatre sur les neuf premiers mois de l’année, comparés à la même période en 2024, passant de 600 000 tonnes à 2,3 millions de tonnes.

4 000 points de reprise en France

4 000 points de reprise ont été déployés sur le territoire. Au cours des 18 derniers mois, le nombre de rotations hebdomadaires de contenants collectés est passé de 500 à 7 000. En tête : le plâtre, les isolants, les membranes bitumineuses et les menuiseries vitrées.

« Cela résulte d’une appropriation du geste de tri et d’une utilisation croissante par les acteurs des chantiers des services de proximité offerts par la REP », développe Valobat dans son communiqué.

Éviter un décrochage de la REP

En dépit de l’incertitude autour de la refonte de la filière REP PMCB (Responsabilité Élargie des Producteurs relative aux Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment) engagée par les pouvoirs publics, l’éco-organisme a pris la décision de poursuivre l’élargissement de ses capacités opérationnelles sur le territoire.

Pour mémoire, face à la forte dynamique de la filière REP PMCB depuis son lancement, le ministère de la Transition écologique avait lancé, en mars dernier, la refondation de la filière en concertation avec les différents acteurs, afin d’éviter un décrochage financier.

Un moratoire sur la REP

Le ministère avait également acté la mise en place d’un moratoire sur l’application de certaines dispositions devant entrer en vigueur à partir de 2025. Ce moratoire court jusqu’à la mi-2026. Les différents acteurs avaient en effet souligné certaines difficultés, notamment la mise en œuvre complexe de certaines obligations telles que la reprise gratuite ou la gestion de l’afflux de déchets. C’est aussi la soutenabilité du modèle qui est actuellement questionnée.

« Il est notamment relevé que cette filière représente une charge significative pour les producteurs de produits et matériaux de construction, sans pour autant apporter un service satisfaisant aux artisans, bien qu’elle ait permis l’ouverture de plus de 6 000 points de collecte des déchets du bâtiment, dont 1 800 reprennent tous les déchets », justifiait alors le ministère. Valobat plaide, de son côté, pour donner la priorité au développement du recyclage et de la valorisation des matériaux peu recyclés.