Dalkia et Verallia lancent à Lagnieu un projet de récupération de chaleur fatale visant à réduire les émissions de CO₂ et la consommation de gaz naturel du site verrier.
Bilan GES réglementaire, Stratégie nationale bas carbone (SNBC)… Avec le renforcement successif des obligations réglementaires en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les industriels sont de plus en plus incités à valoriser leurs gisements d’énergie inexploités.
Filiale d’EDF, Dalkia et le producteur d’emballages alimentaires en verre Verallia ont annoncé un partenariat de six ans visant à transformer la chaleur fatale des fours de production en énergie bas carbone. La construction du projet doit démarrer en avril et être opérationnelle en octobre 2026. Coût de l’opération : 1,6 million d’euros.
Objectif affiché ? 1 300 tonnes de CO₂ économisées par an sur le scope 1, sur le site de Verallia basé à Lagnieu, dans l’Ain (01). Pour rappel, le scope 1 du bilan carbone correspond aux émissions directes de gaz à effet de serre (GES) liées aux activités d’une entreprise.
Deux autres sites équipés
Dans le détail, Dalkia va installer une unité de récupération de chaleur fatale connectée aux cheminées de deux fours. Dalkia va concevoir et exploiter un échangeur et un vaporiseur de 2,3 MW. Celui-ci captera les fumées à haute température, entre 200 °C et 380 °C, afin de produire de la vapeur décarbonée à 8 bars. L’énergie récupérée couvrira les besoins de chauffage du site et réduira ainsi la consommation de gaz naturel de l’industriel.
L’industriel, qui s’est fixé un objectif de neutralité carbone à horizon 2040 sur les scopes 1 et 2 (émissions indirectes de l’entreprise), n’en est pas à son coup d’essai. Cette technologie est déjà opérationnelle sur ses sites de Burgos, en Espagne, où l’industriel fournit de la vapeur à son voisin, la brasserie Mahou San Miguel. Elle a également été déployée à Neuburg, en Allemagne, où les fumées des fours alimentent une chaudière fournissant de la chaleur aux bâtiments publics de la commune.
