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La précarité énergétique plus sévère pour les locataires du parc privé que du social

A l’occasion de la fin de la trêve hivernale prolongée, l’Observatoire National de la Précarité Energétique a publié deux études sur la précarité énergétique des ménages dans les parcs locatifs privé et social. L’ONPE s’est intéressé aux locataires pauvres et à revenus modestes des parcs social et privé qui connaissent des difficultés à régler leurs factures d’énergie et qui souffrent d’inconfort dans leurs logements. Si le nombre de personnes concernées est identique dans chaque secteur, il touche un ménage sur trois dans le parc social et un sur quatre dans le parc privé.

37% des locataires du parc social sont concernés par le phénomène de précarité énergétique, soit 1,59 million de ménages en France. Si ces ménages ont de façon significative des dépenses énergétiques annuelles plus élevées que celles de l’ensemble du parc social (1480 € vs 1295 €), elles sont aussi plus importantes que les locataires en précarité énergétique du parc privé. Ils sont aussi plus nombreux à se plaindre du froid (43% des ménages concernés, contre 37% du parc privé), même s’ils dépendent majoritairement d’une chaudière collective (gaz à 59%).

Dans le parc privé, 26% des locataires sont en précarité énergétique, soit 1,5 million de ménages. Ils se distinguent de ceux du parc social par la qualité des logements et leur fourniture d’énergie qui les pénalisent. 48% des logements occupés par ces ménages ont été construits avant la réglementation thermique de 1948 (contre 9% dans le parc social) et sont pour plus d’un tiers, équipés de convecteurs électriques (10% dans le parc social) dont une partie estime l’installation insuffisante.

Au regard du budget consacré à leurs factures d’énergie (1403€ par an) sensiblement moins élevé que dans le parc social (1480€), on peut penser qu’une partie d’entre eux se prive de chauffage d’autant que leurs charges liées au logement (8354€ par logement par an vs 6984€ dans le parc social) pèsent très fortement sur leur reste à vivre.

Graphique : Les raisons du froid dans le logement – Observatoire National de la Précarité Energétique