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Crise des matières premières : le secteur de l’eau impacté

Comme beaucoup de secteurs économiques, le secteur de l’eau n’est pas épargné par la crise des matières premières. Le décalage grandissant entre l’offre et la demande a pour conséquences l’augmentation des prix et l’allongement des délais d’approvisionnement. Une pénurie qui inquiète de plus en plus car elle retarde les chantiers et pose donc la question des pénalités… L’Union des Industries et Entreprises de l’Eau (UIE), qui rassemble 220 entreprises d’infrastructures et d’équipements du secteur de l’eau réclame une adaptation de la commande publique et privée concernant l’extension des délais de chantiers, en plus d’une répercussion des prix des matières premières dans les projets en cours.

Acier, cuivre, zinc, bois, plastiques… ces matières premières essentielles à l’activité des industriels de l’eau ont vu leur prix s’envoler dès décembre 2020. Une situation qui tend à s’aggraver et qui aboutit à une hausse globale des prix de l’ordre de 5 à 25% en fonction des matières premières.

Cette dérégulation du marché s’inscrit dans un contexte économique et financier déjà très difficile en raison de la crise sanitaire et de ses impacts sur la commande publique et privée (de 25% inférieure au premier trimestre par rapport au niveau de 2019). Les entreprises les plus exposées à des arrêts d’activités sont à 90% des PME/TPE qui tentent de concourir à la relance économique souhaitée par tous et que le gouvernement appelle de ses vœux. « Nos TPE/PME sont à nouveau fragilisées par cette pénurie. Si nous voulons les préserver et assurer leur pérennité il faut se mobiliser et de façon très concrète » explique Jean-Luc Ventura, président de l’UIE.

Si aucun retour à la normale n’a lieu avant septembre, cette pénurie de matières premières entraînera de fortes conséquences : flambée des prix continue, délais de livraison rallongés, tensions sur la chaîne logistique et difficultés à honorer les commandes. Pour certains marchés, si les clauses de révision des contrats le permettent, la répercussion des hausses des prix des matières premières pourra se faire. Pour les autres, l’UIE considère l’inflation des prix comme facteur de déséquilibre de l’économie du marché devant être pris en compte par les maîtres d’ouvrage tant publics que privés, s’agissant de circonstances imprévues.

Photo : Jean-Luc Ventura, président de l’UIE