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Chaleur renouvelable : la France accentue encore son retard

A seulement une année de l’objectif que s’est fixé la France d’atteindre 33 % de chaleur renouvelable dans la consommation de chaleur en 2020, la quatrième édition du Panorama de la chaleur renouvelable et de récupération confirme cette année encore l’écart considérable qui persiste entre les objectifs de la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte et la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et la réalité sur le terrain. La progression de la part de chaleur renouvelable entre 2018 et 2019 n’est que de 0,9 point contre 1,2 point entre 2017 et 2018. En 2019, la chaleur renouvelable n’a représenté que 20,8 % (19,9 % en 2018) de notre consommation finale brute de chaleur.

Les projets de chaleur renouvelable et de récupération, qui ont pour caractéristiques d’économiser ou de se substituer à des énergies fossiles importées, sont fondés sur des investissements, des emplois et des filières d’approvisionnement endogènes, valorisant au mieux les ressources énergétiques renouvelables et de récupération locale. Ils constituent en ce sens des leviers puissants et immédiats de relance économique des territoires et de croissance verte de notre pays.

Afin de combler ce retard et espérer respecter les objectifs que la France s’est fixés au niveau national, européen et international en matière de lutte contre le changement climatique, il est essentiel que l’État mobilise l’ensemble des leviers de développement de la production de chaleur renouvelable et de récupération : favoriser la pénétration de la chaleur et du froid renouvelables dans le bâtiment via notamment la Réglementation Environnementale 2020 « RE 2020 », renforcer et élargir le dispositif de soutien à la chaleur bas carbone (qui ajoute à l’aide à l’investissement du Fonds chaleur une aide au fonctionnement indispensable) à toutes les filières de production de chaleur et de froid renouvelables et de récupération et aux réseaux de chaleur et de froid, optimiser le fonctionnement de « MaPrimeRénov » notamment. Les conditions d’une reprise de la trajectoire de la Contribution Climat Energie, outil stratégique et fondamental permettant de redonner de la compétitivité aux filières thermiques renouvelables, devront être analysées.

Source : SER