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Carrefour International du bois 2018 – Bois et énergie : ressources et flux

Intervenants : 

  • Laura PAÏS – Animatrice Régionale Bois-Énergie – Atlanbois
  • Stéphane COUSIN – Chargé de mission – Comité Interprofessionnel du Bois-Énergie
  • Hugues DE CHERISEY – Secrétaire Général – Syndicat National des Producteurs de Granulés de Bois
  • Alice FAUTRAD – Ingénieure Service Forêt Alimentation Bio-économie

Laura PAÏS : « Atlanbois, interprofession de la filière bois en pays de la Loire. On regroupe les professionnels sur toute la filière bois. Notre rôle est de faire la promotion du bois sur tous les usages (entreprises, bureaux d’études, architectes). La ressource en bois à l’échelle régionale mais aussi nationale est sous exploitée que cela soit à destination du bois d’oeuvre, bois d’industrie ou pour le bois d’énergie. On exploite aujourd’hui la moitié de l’accroissement naturel des forêts. On a donc un potentiel supplémentaire considérable que ce soit pour construire en bois ou se chauffer avec le bois. Pour la partie bois énergie, il existe différentes typologies de ressources : chercher du bois en forêt, valoriser le bois des connexes des industries de la filière bois et les bois de fin de vie (bois de palette par exemple).
Ce qui est mis en valeur chez les collectifs et industriels, on parle beaucoup plus du bois déchiqueté tandis que chez les particuliers, on parle de bois, bûches et  de granulé. La tendance sur le collectif industriel est une augmentation de l’utilisation bois énergie qui a une grande place dans le mix énergétique de demain. Le bois énergie possède de nombreux atouts : environnementaux (les énergies fossiles, diminution des gaz à effet de serre,), création d’emplois locaux, l’économie circulaire. « 

Hugues DE CHERISEY :  » Syndicat National des Producteurs de Granulés de Bois est un syndicat professionnel qui rassemble les producteurs de granulés de bois français. Aujourd’hui, le granulé est un des combustibles bois qui se développe rapidement car il offre une commodité d’usage importante, adapté à notre monde moderne. En France, le premier utilisateur granulé est le particulier avec l’utilisation du poêle. Le second est le particulier dans une chaudière et enfin à une moindre échelle pour l’instant, la chaufferie collective.
Au niveau de la production, au milieu des années 2000, c’est une dizaine de milliers de tonnes et cette année on dépasse un 1 400 000 tonnes. Une croissance rapide avec des unités de production répartit dans toute la France. Le particulier de notre pays, c’est qu’on arrive à être auto-suffisant par rapport à nos pays voisins. Le granulé français est un produit certifié qui dispose d’une norme internationale. La filière bois énergie est en pleine évolution avec cet atout d’un combustible renouvelable et abondant dans nos forêts. »

Alice FAUTRAD : « L’ADEME est en charge du développement de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. On vient d’avoir les résultats d’une étude sur le marché et l’approvisionnement du chauffage domestique des particuliers qui est le premier prélèvement en forêt et hors forêt de bois et la moitié de l’énergie renouvelable liée à la biomasse est celle des particuliers. On constate aujourd’hui, un abandon des cheminées ouvertes. A contrario, une évolution importante du parc, des poêles à buches (27% du marché) et l’émergence du poêle à granulés. Le premier appareil de chauffage est les foyers fermés. On a une amélioration des rendements qui ont été accompagnés d’une isolation des logements ce qui fait qu’il y a une meilleure combustion, qualité d’air. On diminue la quantité de bois utilisés par ménage. Cette enquête nous montre aussi une diminution d’utilisateurs du bois domestique pour se chauffer. On remarque aussi que les particuliers font davantage appel à des professionnels pour se fournir. Le bois peut s’inscrire comme l’énergie renouvelable de demain pour le chauffage des particuliers comme pour celui des collectivités et des industries . »

Stéphane COUSIN : « Le CIBE (Comité Interprofessionnel du Bois- Energie) est l’interprofession du bois énergie pour les utilisations collectives et individuelles. C’est une association qui regroupe 150 adhérents et fonctionne avec des commissions de travail sur les différentes thématiques du bois énergie. Traditionnellement, on s’intéresse au bois dans le collectif tertiaire avec les chaufferies au bois tandis que sur l’industrie c’est un peu plus compliqué hormis les industries du bois qui utilisent les sous-produits sur site pour leur énergie. Pour les autres industriels, ça dépend du contexte énergétique. L’industriel va rechercher la rentabilité : une énergie qui lui coûte moins cher que son énergie de référence fossile (le gaz principalement). Sur la ressource, on a trois grandes catégories : bois sur pied, la ressource industrielle, le bois en fin de vie. À partir de ces dernières, on  peut faire des combustibles. Le chauffage collectif industriel a de beaux jours devant lui. On a recensé au CIBE plus de 6 000 installations collectives industrielles au bois ce qui n’est pas rien. »