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Ta-Ya Chu à côté d’une cellule solaire organique exposée au Musée des sciences et de la technologie du Canada, à Ottawa. La pile a été mise au point par une équipe du CNRC que pilote Ye Tao. Source : CNRC

Les cellules solaires organiques : avenir du photovoltaïque ?

Actuellement, les installations de production électrique photovoltaïque sont équipées de capteurs en silicium. Le rendement moyen de piles en silicium monocristallin est de 14 à 16 %, mais leur coût de fabrication demeure élevé. Faisant l’objet de recherches dans le monde entier, les cellules photovoltaïques organiques (PVO), sont souples et surtout moins cher à produire. Leurs rendements sont plus bas mais ils ne cessent d’augmenter.

Des chercheurs du CNRC (Conseil National de Recherches du Canada) viennent de battre un record avec une cellule photovoltaïque organique (PVO) en polarisation inverse. Recourant à un nouveau polymère développé en collaboration avec l’Université Laval, le CNRC a conçu une série de piles solaires organiques dont la meilleure a atteint un rendement de 7,1 %. Le record précédent de 6,9 % avait été établi par la société belge Imec, dont la cellule PVO en polarisation inverse possédait une surface de 0,08 cm2. Outre son rendement plus élevé, la cellule PVO du CNRC mesure 1 cm2, elle est 12 fois plus grande. Or, « plus la surface active d’une pile photovoltaïque est grande, plus cette dernière est proche de la fabrication industrielle », a expliqué Ta-Ya Chu, chercheur au CNRC.

Les cellules PVO en polarisation inverse – ainsi baptisées parce qu’il y a inversion de l’anode et de la cathode – transforment habituellement moins bien la lumière en électricité que les cellules PVO classiques. Cependant, leur structure se prête davantage à la production de masse. Les piles solaires du CNRC sont faites de minces couches de plastique organique peintes ou imprimées sur un revêtement plastique plus épais rappelant les films acétates de rétroprojecteur. Elles génèrent de l’électricité même quand on les applique sur des formes irrégulières (mallette, sac à dos, équipement militaire, tente, auvent, voire des bâtiments entiers). Elles peuvent aussi recouvrir des fenêtres car elles sont semi-transparentes. Déclinées dans de multiples couleurs, elle seront à la fois productrices d’électricité et décoratives.
www.nrc-cnrc.gc.ca

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