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L’économie verte résiste à la crise

Selon le dernier rapport annuel de la Commission des comptes et de l’économie de l’environnement, l’économie verte a été relativement épargnée par la crise.
Construit conformément aux nomenclatures comptables internationales, le rapport de la Commission des comptes évalue chaque année les dépenses consacrées en France à la protection de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles. Il mesure également la production des activités spécifiques à ces domaines, les « éco-activités », et en décrit les financements. Dans son édition 2011, le rapport présente les grandes tendances des comptes de l’environnement en 2009 et les premiers résultats partiels pour 2010. Des chiffres qui démontrent dans l’ensemble une relative stabilité.

Climat et air ambiant
En 2009, en France, la dépense nationale consacrée à la protection de l’environnement s’élève à 45 milliards d’euros, en hausse de 1,2 % par rapport à 2008. La progression est particulièrement marquée pour ce qui est des dépenses de protection de l’air ambiant et du climat (+ 15 %) et de recherche et développement (+ 10 %). La dépense se stabilise cependant en matière de gestion des déchets et des eaux usées. De leur côté, les éco-activités génèrent en 2009 un excédent commercial de 750 millions d’euros, malgré la baisse de la production économique d’ensemble. Et en cette année de crise, l’emploi environnemental a même légèrement progressé (+ 0,7 %).

Énergies renouvelables
Concernant la production d’énergie, entre fin 2009 et fin 2010, la puissance raccordée de la filière éolienne a augmenté d’un quart et celle du photovoltaïque a plus que triplé, en lien avec la progression de 78 % de la dépense totale consacrée à cette filière en 2009. La production de biocarburants, la valorisation énergétique des déchets urbains et la réalisation d’investissements dans le domaine de la géothermie sont également en progression.

Des filières créatrices d’emplois
En 2010, les premières tendances observées annonceraient un rebond des éco-activités grâce à la reprise dans la collecte et le traitement des déchets (+ 5,9 % de chiffre d’affaires pour la collecte de déchets), la réhabilitation du sol et des eaux polluées (+ 25 % d’agriculteurs bio) et la récupération (+ 58,9 % de chiffre d’affaires). Les offres d’emploi progressent de nouveau (+ 13 %) et les métiers verts s’avèrent source de création nette d’emplois. Les métiers d’entretien des espaces naturels, notamment, sont privilégiés tant au niveau de la demande, dont ils représentent près de la moitié, qu’au niveau de l’offre, avec environ un tiers des propositions d’emploi.
Comme l’a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet lors des Premières rencontres nationales des métiers de l’économie verte, le 14 juin dernier, « aujourd’hui et en particulier depuis la crise, le verdissement de notre économie est une clé essentielle de la compétitivité. Ce verdissement est l’affaire de tous les secteurs économiques, de toutes les branches professionnelles, et il concerne tous les niveaux de compétences, des métiers manuels aux métiers d’ingénieurs et d’encadrement. Il concerne aussi bien l’industrie et les services que l’agriculture. Avec 950 000 emplois dans les domaines de l’économie verte, l’investissement environnemental est devenu une véritable source de croissance économique.»
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