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Photo Louss

La GTB, un outil indispensable de la performance énergétique

A l’un les solutions d’éclairage, à l’autre la filière de l’éco-bâtiment. Le Cluster Lumière et le Cluster Rhône-Alpes Eco-énergies ont réuni, le 6 mars dernier, à Lyon, six experts pour faire le point sur les enjeux et méthodes de la Gestion Technique du Bâtiment.
« La GTB est un outil formidable qui valide la conception et la réalisation d’un bâtiment et permet de comprendre les comportement des occupants. » C’est en ces termes que Bastien Faure-Brac, directeur ûnergie Climat au sein du bureau d¬¨¬®ëétudes FGE, a introduit la journée. Il a décrit le cadre réglementaire et normatif qui concerne la maîtrise de l’énergie dans les bâtiments, soit principalement le Grenelle de l’Environnement et la RT 2012, ainsi que les normes EN 15 232 et EN 15 500. Il a insisté sur la dimension d’outil de pilotage de la GTB, un outil de plus en plus indispensable à l’exploitant pour contrôler les systèmes énergétiques mis en place, précisant cependant qu’il « ne se substitue en aucun cas aux comportements écologiques, de même qu’il ne corrige pas tous les défauts de conception d’un immeuble. »
Le spécialiste a décrit une piscine publique en montagne, consommant chaque année 1 500 MWh, gérée par un gestionnaire, présent sur le site en permanence, en plus de la GTB. Cette dernière a permis de réduire de plus de 30 % la consommation d’énergie du bâtiment. Dans ce cas précis, le bon fonctionnement énergétique des systèmes est lié au facteur humain. La GTB apparaît alors bien comme un outil, qu’il revient à l’usager d’utiliser au mieux. « Il est donc indispensable qu’un pilote formé au fonctionnement du bâtiment soit en place dès que les économies d’énergie engendrées permettent de financer son poste, cela bien sûr à partir d’un certaine taille critique », souligne Bastien Faure-Brac.
Deux retours d’expériences en habitat et tertiaire 
Inovalia conçoit, fabrique et distribue des produits innovants pour le bâtiment. Steeve Gallien a présenté le système de GTB d’un bâtiment à énergie passive de dix logements collectifs de l’Office Public d’HLM, dans le Grand Lyon, et d’une villa labellisée BBC dans le Gers. Une offre modulaire et packagée assure la production et la distribution du chauffage et de l’eau chaude sanitaire. Le procédé peut évoluer, recevoir par exemple un module solaire individuel ou collectif et disposer d’une filtration plus fine.
Jean-François Fister, de la société Louss, créateur de lumière LED, a présenté le dispositif mis en place dans le nouveau site d’une entreprise de la région de Dijon, Best ûlectronique : un éclairage 100 % LED pour l’ensemble de son usine, ses bureaux, son atelier et le stockage. Il a également évoqué l’éclairage de trois halls de stockage d’une surface totale d’environ 15 400 m² par des luminaires LED suspendus, avec un système de fixation adapté pour montage sur chemin de câble situé à dix mètres de hauteur.
Plaidoyers pour des solutions ouvertes et évolutives 
L’outil GTB, c’est avant tout un dispositif de supervision complet, d’un fonctionnement simple pour l’usager, facilement configurable et riche en systèmes de contrôle. Les solutions sans fil, ou les solutions web ouvertes, ont le vent en poupe car elles permettent les réglages à distance. Philippe Raynaud, de Distech Controls, a présenté les produits qui permettent d’intégrer, de superviser et d’évaluer l’efficience d’un bâtiment : plateformes web multiprotocole, contrôleurs CVC programmables et lignes de boîtiers de commande permettant à l’occupant de régler ses paramètres de confort, outils de programmation et d’amélioration de la productivité, contrôleurs configurables pour la régulation des terminaux CVC, le pilotage de l’éclairage et des stores…
Sylvain Braine, du bureau d’études Indea, a mis en avant la nécessité de déployer des solutions selon un critère élevé de robustesse et de haute résistance aux perturbations, « car une GTB doit être fonctionnelle à tout moment », a-t-il précisé. L’expert a également rappelé qu’il faut accorder une grande importance à la durée de vie et aux possibilités d’évolution des technologies et des matériels : « ce qui compte, ce n’est pas seulement de mettre en place un système GTB. C’est de prendre en compte l’aspect global de la vie du bâtiment. » Dans le but d’une gestion financière et technique pérenne, il faut aussi prévoir la mise en place d’outils intuitifs pour suivre et optimiser l’utilisation des énergies, et ainsi rationaliser le coût global du bâtiment tout en respectant l’environnement intérieur et extérieur.
Smart Grid, complément de la GTB 
Réseau électrique intelligent, le Smart Grid s’inscrit dans une perspective de renouvellement des infrastructures de réseau et de production. Il répond à la nécessité de faire face à une consommation accrue et d’atteindre des objectifs environnementaux. Bernard Genest, d’EDF, a présenté le cocktail de compteurs et d’équipements communicants, de tarification adaptée… et de consommateurs avertis (devenus des smart consumers) qui permettra progressivement de pouvoir ajuster la production du réseau à des actions volontaires du client. L’effacement des consommations électriques, déjà fortement sollicité pendant la vague de froid de février 2012, a permis d’illustrer ces nouvelles pratiques de délestage que tout système de GTB opérationnel pourra demain prendre en compte. Bernard Genest a annoncé qu’un projet, déposé à l’ADEME en décembre 2011, vise à expérimenter le réseau intelligent d’EDF à grande échelle, auprès de 10 000 clients dans le Grand Lyon.

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